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En travaux
Nous
n’allons pas reprendre les paroles de la chanson de Ray Ventura écrite par Charles Pasquier en 1936 pour vous conter les malheurs d’éléments d’architecture que sont les marquises, ces auvents à
une seule pente au dessus des portes et vitrines des commerces marmandais. La finesse de leurs lignes et la délicatesse de leurs courbes font retrouver le charme d’antan caché par des panneaux
publicitaires souvent de très mauvais goût.
La semaine dernière l’autorité municipale a signé un arrêt de mort pour une marquise du boulevard qui après expertise a été reconnue comme dangereuse pour la
sécurité des piétons. Nous n’entrerons pas dans le détail des faits motivant l’arrêté municipal de démolition de cette marquise témoignage d’une architecture ayant eu sa période de gloire dans
les années 1920. A cette période, le ferronnier, professionnel du métal a laissé de nombreux ouvrages encore visibles à Marmande. Il suffit de lever les yeux en parcourant les rues de la cité de
la Pomme d’Amour, pas seulement les jours de pluie, pour apprécier ces réalisations.
La ferronnerie est un métier d’art.
Dans le bâtiment ce sont souvent des ouvrages de grandes tailles tels que grilles, garde-corps, rampes d’escalier mais aussi marquises qui témoignent de ce savoir faire. A l’épreuve du temps ils ont traversé les époques et ont souvent souffert d’un manque d’entretien. Ces réalisations, issues de l’art du feu et de la courbe, laissent maintenant la place à des pergolas, tonnelles etc modèles standards sans qualité artistique. Il est bien dommage de faire disparaître rapidement d’un trait de plume ces ornements du passé sans chercher à trouver un compromis permettant de préserver le patrimoine marmandais.
Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien, pourtant il faut que je vous dise, on déplore un tout petit rien, un incident, une bêtise, la disparition d’un ouvrage de ferronnier.
En travaux