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Les électeurs sont appelés aux urnes à l'occasion d'élections présidentielle, législatives et cantonales, considérées comme les plus importantes au Zimbabwe depuis l'indépendance de 1980. Peu d'observateurs s'attendent toutefois à un scrutin équitable.
Les bureaux de vote ont ouvert à 07h06 heure locale (05H06 GMT) et devraient fermer douze heures plus tard.
A 84 ans, l'ancien maquisard marxiste qui dirige le pays depuis son indépendance de la Grande-Bretagne, va devoir résister au double-assaut du chef de la principale formation d'opposition, Morgan Tsvangirai, et de son ancien allié Simba Makoni.
Ses deux concurrents ont bon espoir de mettre fin à son régime de fer en raison du délitement de l'économie qui a plongé une grande partie de la population dans la misère, y compris dans les bastions ruraux du chef de l'Etat.
Autrefois le grenier à blé de la région, le Zimbabwe est victime aujourd'hui d'un taux d'inflation supérieur à 100.000%, de l'épidémie de sida qui explique pour partie la diminution de l'espérance de vie et de pénuries alimentaires et énergétiques à répétition.
Mais peu d'analystes s'attendent à ce que Mugabe disparaisse de la scène politique.
Même si son parti, la Zanu-PF, fait face à une crise interne qui serait venue à bout de bien des gouvernements, Mugabe a selon ces analystes fermement consolidé sa mainmise sur le pouvoir en associant campagnes de répression, intimidation des partis rivaux et système élaboré de clientélisme.
Réveillez-vous ce n'était qu'un cauchemar !
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