Notez
En travaux
Il y a des jours où l’on se réveille avec la gueule de bois. Nous y sommes aujourd’hui et au
pied du mur. La victoire est parfois amère car maintenant il faut gérer. Les
flons flons se sont tus, mais les problèmes sont toujours là, têtus. Les problèmes et n’oublions pas, les promesses, dures réalités qu’il faut additionner, il paraît même que certains, dans la
tribu dominante, n’avaient pas imaginé de telles proportions. Ils vont de découvertes en découvertes et ce n’est qu’un début. On entend dire, Mon Dieu si j’avais su ! Même Mamamouchi
1er futur empereur de Ouanana en appelle aux tribus environnantes, il les faut les subventions. Vivement une peuplade de 50 000 pigeons contributifs à soumettre pour sauver la
capitale de la tomate. Penses à moi Pierrot, tu le sais, je t’ai bien aidé et j’ai encore quelques tuyaux percés à te glisser. Ta petite Comcom il ne faut pas hésiter à la sacrifier, ton petit
train-train, ta plaque chez la Roussette, fini ! Tu dois vivre sur un grand pied maintenant et n’oublies pas, grâce à MOA, aussi appuie sur le bouton retour de l’ascenseur. Je n’osais pas y
croire à cette victoire et si maintenant j’étais pris à mon propre piège? Un cadeau empoisonné, que de questions sans réponses. Où plutôt si je m’interroge, car ces manants de
Ouananais vont me demander des comptes maintenant, après toutes les promesses que je leur ai faites, certains dans mon propre camp commencent à prendre du recul. Le baron de Bessaco grand
chevalier de la coquille et sa gente dame Interfloresca semblent avoir des vélléittées d’indépendance en raison de nouvelles alliances. Voila le toubib qui soigne Bilou. Ils doivent encore croire
au père Noël et penser que leur heure est arrivée, qu’ils fassent attention j’ai des ressources. Parce que maintenant il va falloir que je leur fasse avaler la pilule aux Ouananais. Comment je
vais faire pour leur annoncer que l’impôt gabelle va considérablement augmenter. C’est vrai j’ai serré les boulons avant les élections mais maintenant que j’ai plus de pognon, il va falloir
qu’ils se l’avalent. La pilule risque d’être amère, quoi que maintenant il n’y a plus d’élection dans un avenir proche alors !
Ouananaises, Ouananais vous n’avez plus qu’à secouer les cocotiers et s’il en reste, des noix vous tomberont sur la tête, en vrai coup aux portefeuilles, en attendant des jours meilleurs. D’ailleurs le beau Pierrot ne peut plus rien me refuser maintenant, la Roussette d’Aquitaine non plus, à nous les veaux gras arrivant du pays des vins. Tout baigne il ne faudrait pas qu’ils leur prennent l’envie, comme le Duc de Biraco, de faire des économies, non, c’est pas le genre de la maison car ce n’est pas leur fric.
Alors peut-être que le déclin annoncé de Ouanana en brousse n’est pas pour demain, mais certainement pour après demain.
En travaux